L’engagement des incitateurs aux dons

J’habite une rue commerçante de Paris. Pas une rue avec Boulangeries et petits commerces ça, ça n’existe plus, mais une rue à 99% composée de boutiques de fringues. Et ce genre de rue est le lieu de prédilection des incitateurs aux dons. De qui parles-je ? eux :


Ces gens adorent ma rue et je les comprend. Si on est à faire les boutiques, on a un peu de temps et de l’argent… on est donc une cible idéal pour une ONG.

Forcément le Marco (aka je) qui revient de cours avec un Ipod sur les oreilles et un sac à ordi c’est une cible idéal. J’ai donc mes techniques pour les éviter : traverser la route en diagonale (on en évite 5 d’un coup parfois !) , suivre une autre cible qui se fera avoir avant moi… Le choix ne manque pas !

Mais parfois, on ne peux y échapper et si on les écoutes un minimum, ils sont des champions. Tu peux difficilement leur dire “j’ai pas les moyens” quand t’as un ipod sur les oreilles et leur discours est bien rodé… Difficile de dire qu’il n’y a aucuns soucis dans le monde et qu’il ne faut rien faire pour changer la situation. Résultat : on m’a “eu” l’année dernière à Rennes : je suis devenu donateur mensuel à Médecin du Monde.

Et je me demandais régulièrement depuis comment les ONG trouvaient des bénévoles qui faisaient ça aussi bien. Métro a résolu le mystère :

Ces personnes ne sont donc pas de dévoué bénévoles qui sacrifient leur aprem’ pour la bonne cause… juste de bon comédiens qui savent te faire culpabiliser à faire les boutiques en oubliant les p’tits africains. Quel naïf je suis parfois…

Un point à souligner il faut se faire avoir une fois : on a après une excuse à chaque fois qu’on ne peut les éviter : “je donne déjà à Medecin du Monde !”


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